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A écouter son maréchal-ferrant,
on comprend très vite quelle est la signification de la célèbre
phrase : « Pas de pied, pas de cheval ! ». En la matière,
la prévention est la seule règle qui vaille. Pour
vous permettre de ménager votre monture et de voyager loin,
voici tout ce qu’il faut savoir en matière d’entretien
du pied.
Les problèmes auxquels sont fréquemment exposés
les pieds des chevaux sont de trois ordres : les fourchettes pourries,
les lacunes médianes molles (et donc douloureuses) et les
lambeaux de corne formant des cavités enfermant des impuretés
qui, après macération, provoquent des abcès. |
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| Les fourchettes
pourries |
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Les
causes du pourrissement d’une fourchette sont
nombreuses :
• Nettoyage du pied trop superficiel après
le travail. • Graissage du pied trop intensif.
On doit graisser un pied une fois par jour par temps
humide, de façon à ce que l’eau
puisse s’évacuer. • Graissage du pied
après la douche du cheval. Conséquence
: l’eau reste enfermée dans le pied, macère
et ramollit les tissus internes.
Pour éviter ce problème, plusieurs précautions s’imposent:
| • Graisser avant d’aller à la douche
et non après (photo 1).
• Ne graisser le pied que lorsqu’il est sec.
• Ne pas se contenter de curer
le pied, mais le brosser pour ôter
toutes les impuretés (photo 2).
• Assurer un entretien régulier
du box afin que le cheval ne stationne
pas en permanence sur un sol souillé.
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Une
fois que le mal est fait, il ne reste qu’à mettre
en place un protocole de soin :
• Ne pas graisser la
sole du pied plus de trois fois par semaine, de
façon à donner un peu plus de fermeté à la
corne.
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• Fabriquez une nouvelle
mèche, aussi large que le trou de
la fourchette, que vous humidifierez avant de l’enduire de
sulfate de cuivre, que vous aurez préalablement déposé
dans une soucoupe. Signalons que le sulfate de cuivre peut
être remplacé par de la liqueur de Villatte.
La mèche ainsi
préparée sera disposée dans l’axe de la fourchette et placée
délicatement au fond de la blessure à l’aide d’un cure-pied.
| Cette opération est à renouveler tous les jours, jusqu’à
ce que la fourchette ne dégage plus
une odeur nauséabonde et que le
cheval accepte la pression du curepied
sans broncher (photo 3).
Avant le travail, il est vivement
conseillé de remplacer la mèche
de la veille par une autre, vierge
de tout produit, qui servira d’écran
protecteur entre le fond de la fourchette
et le sol.
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